J´espérais secretement que les responsables de la piscine oublieraient, pour une fois, de demander a tout le monde de prendre une douche intégrale et sans maillot dans leurs horribles douches colllectives.
Mais non, ils avaient meme sorti le gros panneau pour qu´on ne puisse pas dire qu´on ne savait pas...
Ceci dit, un vestiaire rempli de hauts noms du cinema nordique et des chaines de télé a poil, ca aide aussi pas mal a relativiser.
Enfin dans la piscine,
nos centaines de ballons avaient l´air ridicules dans ce grand bassin.
Mais une fois dans léau le point de vue change.
Gérer un public sous entends de jouer avec différentes hauteurs de regard.
La, c´était vraiment la démocratie, un public en isohélie car personne n´a pied.
Scénographiquement, c´était une grande lecon.
donc les ballons dans l´eau prenaient tout leur sens, puisquíls étaient chacun gros comme une tete.
Ca faisait comme une foret amazonienne, pas d´horizon, un jungle de ballons a hauteur d´yeux.
Le systeme audio diffusait de la musique dans l´air et aussi sous l´eau.
Le réalisateur est venu présenter son film en slip de bain et la coordinatrice du festival en petit maillot.
Tout le monde a fait la planche pour voir les images et entendre le son
(qui passait beaucoup mieux sous l´eau que dans la salle.)
On était un public mouvant, parfois on se heurtait, impossible de rester totalement fixe.
Un beau théatre utopique.
Comme pour l´ouverture avec Sigur Ros, le film était un peu chiant mais tres contemplatif, des images de premiers pas de gamin dans l´eau, premiers plongeons...
mais le processus de regard aidant, ca devenait une expérience physique intense.
La fin a été salué de facon originale: les applaudissement, quand pesonne n´a pied, c´est difficile.
Donc, pour compenser, tout le public s´est mis a balancer les ballons le plus haut possible, ce qui a fait un bruit a peu pres similaire a une ovation.
L´image aussi était incroyable. Surtout qu´a part nous, y avait que du gratin.
Ensuite j´ai pris un bain a l´extérieur style oeuf dur a 45 degrés avec trois nanas de canal+ venues débusquer les jeunes talents.
J ´en ai profité pour faire de la pub pour Noí Albinoí, on ne sait jamais...
Ensuite scéance "regarde, on peut regarder la jolie vue en maillot dans le vent, on ne sent as le froid."
10 minutes au moins.
de retour a l´intérieur, tous les ballons étaient déja morts éclatés.
Puis retour, dodo.
30 septembre 2004
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