15 septembre 2004

Ensuite, je ne sais plus, car ces jours ont été effacés par la poignante nouvelle de la disparition d'Aurélie, amie de Yohann, et pour moi plutôt amie de cours de récré au lycée et que j'avais revue en juillet, à l'hôpital, combative comme jamais.
J'étais vraiment perdue et je pensais même à rentrer en France. Ce fut un enfer jusqu'à ce que j'entende la voix de sereine de Yohann au téléphone qui a pu calmer mon angoisse, et m'en dire sur le déroulement de sa mort et des moments qui ont suivi. Tout, apparemment, très calmement.
Il y a eu un voyage très humide avec l'école,On a failli y passer car on s'est rendus au port dans les voitures particulières des élèves et la pédale d'embrayage de la fille qui nous emmenait a lâché au milieu d'un énorme carrefour. On l'a poussée sur le coté en pataugeant dans les flaques, sou l'encouragement des klaxons.
On est allés sur une île, on est rentrés au bout de 2 heures tous transis mouillés, je ne pourrais plus dire quand ni où c'était mais j'ai eu très froid. La-bas il y avait de l'herbe et des cailloux. J'ai beaucoup dormi les jours suivants.

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