14 avril 2007

vaguement plus de 1000 signes...

Du paysage dans un théâtre.

Septembre 2006, un barrage hydroélectrique, projet industriel le plus controversé de l'histoire de l'Islande, noie 57km2 du pays.
Elísabet Jökullsdóttir écrit la pièce de théâtre "Les milles larmes de l'Islande": Une petite fille coupée du monde, allégorie du pays. Victime d'un viol dans l'indifférence générale de sa famille, elle s'enferme dans une fiction qui finit par l'engloutir. "La pièce a lieu au 12ème étage. Dans l'appartement, il y a des montagnes et une rivière"

A partir de cette oeuvre, j'étudie la question du paysage, de l'immensité, sur scène. Comment et pourquoi faire entrer un horizon dans un théâtre?
Peut-être pour pousser les murs de nos têtes et voir plus loin que le bout de notre nez, créer de l'espace mental pour faire un appel d'air autour des idées, et pour parler d'écologie en évitant les discours attendus.
Le conflit de différents degrés de théâtralité, mille larmes retenues par un barrage, mille ans de lutte pour l'indépendance qui coagulent en un seul trait horizontal, dans un espace dématérialisé, un niveau d'eau qui monte ou un public qui descend.

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