Reykjavik
L’avion atterrit comme il a décollé, avec 2h de retard.
Flybus pour RKV cette fois je vais pas me farcir un taxi...faudrait voir a plus me prendre pour une touriste...
A la BSI, je demande direciton hotel Odinsvé, a coté de la petite maison la plus belle de toute quartier, la maison de poupée en toles ondulées traditionnelles avec 1 étgage et demi, la demeure de Berglind-Blanche neige.
3h. Je toque et j’entre.
Sa lourde silhouette montée sur talons se découpe a contrejour -a contrenuit- manches ballon et jupe tutu, toute décoiffée.
-is that you marie-anne?
-yes-
-I thought you wouldnt come anymore...
la douce s’était endormie en m’attendant.
Chez elle toutes les couleurs ont changé.
-oh, you repainted it all here!
-uh...no.
Entre temps, c’est moi qui avait tout repeint avec la couleur des souvenirs.
C’est blanc, bleu ciel rouge et orange. Et un fond d’air qui sent toujours un peu la noix de coco.
Elle me couche et me borde presque, j’ai les pieds qui dépassent du sofa.
Quelques heures plus tard elle se leve pour aller travailler, tous les islandais travaillent pendant le vacances.
Elle passe bruyament dans la piece et laisse derriere elle l’odeur humide de sa douche.
L’eau chaude qui sent le souffre, premiere preuve poignante que je suis la ou je veux etre, pas besoin d’ouvrir les yeux.
Exotic Reykjavik
Quand je me leve enfin c’est moi qui me plonge dans l’eau souffrée puis dans le vent reykjavikois.
Je peux enfin voir ma ville avec des yeux d’étrangers, en apprécier tout l’atypisme, si ca se dit...Re-remarquer avec stupeur a quel point le ciel est grand quand les maisons sont basses,voir que mon immeuble préféré n’a pas encore été détruit et que l’ancienne publicité pour les peintures murales y trone toujours.
banque, telephone, tous les trcus pour avoir un séjour plus pratique...
puis berglind rentre du boulot et m’invite pour un café au Barinn.
La aussi choc, bar préféré numero 2...et une rangée de boites de thé twinnings similaires a celles que je me suis évertuée toute l’année a collectionner avec un inexplicable obsession.
Elle me parle d’art pendant 4h, tout en anglais parfait, de son projet Berlinois dans la station de U-bahn a potsdammer platz, avis a ceux a qui y auraient vu des serres éclairées de l’intérieur, c’était son installation.
06 août 2006
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