11 mai 2005

un autre rêve

j'ai rêvé que j'habitais je sais pas où, une ville blanche comme angoulême, et que Yog rentrait d'Island. Elle/tu avais fait un rapport de stage, enfin un rapport de l'année d'échange tout mal tapé sur des feuilles A4 écornées en typo genre times new roman (t'imagines la précision du rêve!). Au début de chaque paragraphe/chapitre (je pourrais même décrire la mise en page, les débuts de chapitre sur toute la largeur en gras et les corps de texte sur des colonnes moins larges justifiées et à droite... je suis sure que ça a à voir avec le fait de m'être tapé 'comment rédiger et présenter son scénario' en un WE pour pondre 2 pages de scénar en urgence pour l'aide à l'écriture...), donc au début de chaque paragraphe il y avait une citation d'un illustre auteur islandais qui se la jouait 'on remanie la langue en mélangeant la grammaire'. Comme tu l'avais traduit en respectant ses principes ça donnait un peu n'importe quoi. Par exemple un des préceptes du dit-auteur était de faire autant que possible des phrases complètes (avec tous les éléments sujet verbe complément etc), et donc de prendre des libertés avec l'ordre des mots, ce qui donnait des trucs du genre : 'il est important de réussite notre', dont le sens paraissait bcp plus clair dans mon rêve. Bref t"étais hyper antousiaste et moi j'arrêtais pas de pleurer (parce que j'étais déprimée). Je me demande si ya vraiment un type comme ça en islande. ça me fait penser aux auteurs anglais qui bidouillent des mots - comme sheeplishly.

5 commentaires:

yog a dit…

C'est vraiment tordu ce rêve... mais c pas si faux...je suis en train de faire un book a partir de tout ce qque j'ai fait cette année et j'ai eu des gros questionnements existenciels sur la mise en page.
J'adore times new roman mais j'utilise "habit" et univers".
J'adore aussi les textes alignés a droite, j'en ai meme dans mon book!
Je ne connais pas de mélangeur de grammaire en particulier...
Mais je me reconnais bien dans ce reve, analysons à 2 balles...Hm peur de la médriocrité et du décalage culturel, le culture choc pour moi en rentrant et pout toi en voyant rentrer, enthousiaste pour des trucs qui ne m'auraient peut etre pas touchés avant et riche d'une experience que je pourrai toujours essayer de raconter, qui va vite saouler tout le monde...et que je ne pourrai pas transmettre puisque l'exprience ne se transmet pas.
En gros, t'as rêvé ce que moi j'aurais du rêver...
je vais peut-etre tomber de haut, mais ya pas vraiment de haut de bas en art, la médiocrité est partout on y échappe pas, on ne sait meme pas qui seront ceux qui vont décider qui fera partie de l'histoire de l'art ou pas, ca a du partir en couille depuis fluxus.

yog a dit…
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ludh a dit…

Bon en fait dans le rêve j'étais déprimée pour des raisons "extérieures" et j'essayais désespérémment de faire comme si tout allait bien (alors que je pleurais tt le tps). mais c'est vrai que le coup de la traduction qui ne marche pas en français, ça a bien à voir avec le culture shock. je crois que c'est valable pour moi aussi. je trouve que les choses perdent de leur sens. le plus curieux c'est que j'avais l'impression que dans ces phrases traduites il y avait une vérité qui m'était inaccessible de juste un cil...
pour ce qui est du retour, il y aura qd même les expérience dont que tu peux mettre dans ton cv qui sont des trucs inaltérables, communicables et qui ajoutent une valeur à ton voyage une fois revenue en france. je pense que ça va t'aider par rapport à quelqu'un pour qui ça aura été uniquement une expérience de vie, c'est à dire qui n'a vécu que des choses qui ne peuvent être comprises à la limite que par quelqu'un qui a vécu le même genre. il y aura quand même des trucs dont tu pourras parler à l'école avec les autres et tout ça. mais bon, c'est un peu maigre comme consolation, parce que c'était pas vraiment ça l'important. mais on peut rien faire contre le fait que certaines choses ne sont appréhendables que qd on les a vécu soi-même....

yog a dit…

Du coup se sont le miens aui me reviennent en rafale.
depuis tres longtemps la seule chose que je reve c que c la nuit, toujours. Que je vais au villé ou a saulcy (mais je n'y arrive casi jamais) en passant par la foret ou par la voie de chemin de faire, des endroits tres sombres ou je dois souvent traverser la meurthe sur un pont elastique qui s'enfonce dans l'eau a mesure que j'avance.
Strasbourg est toujours représenté comme je l'ai vécu durant ma premiere semaine la bas, une gare dont les automates sont incompréhensibles et lents et qui bloquent les cartes de crédit. je ne peux pas avoir mon bilet dans une gare qui ferme sous une chaleur écrasante et souvent je saute sur le toit de n'importe quel train pour m'échapper quand meme et j'arrrive a Senones, corcieux, bandelaveline..en général.
Reykjavik, depuis avant meme que j'y mette les pieds,est dans mes reves une sorte de décor de théatre géant, une place toute tournée dans une seule direction, avec que des bars et des resto, avec un air désuet comme un film de jeunet. Oui en fait c tres delicatessen des enfants perdus.
Et ces derniers mois, la mer. Toujours, la marée et tout le monde avec les pieds dans l'eau pas plus étonné que si il pleuvait.
Et l'eau monte partout dans les maisons, remplit les sous sols étudiants et cette nuit elle m'a bloqué sur un rocher parceque c pas des marées de tapettes, elles montent bien d'un metre a chaque nouvelle vague. Ici par contre il fait souvent jour.

ludh a dit…

un de ces quatres je ferai un film sur une ville qui prend l'eau, avec ses habitants en bottes en caoutchou et meubles sur parpaings. strasbourg ça s'y prettait bien. mais bon à ce train là je vais finir par ne plus faire que des films sur strasbourg... (et le 'motif' du modiodal m'obscède un peu aussi...). le truc que je prépare en ce moment ce sont des cheveux qui emprisonnent un corps, se glissent dans les mailles des tissus, envahissent tout l'écran, en prise de vue réelle. squatte de disque dur...