01 décembre 2010

Qui a cru que j'allais m'asphyxier à NewYork....?



Patrick a eu, pendant une quinzaine d'année, un studio d'enregistrement en plein centre de Manhattan. Celui dans lequel mon père et moi étions venus installer un système.
Ce studio a fini sous les eaux...la chaîne intacte, mais les pianos trempés, en reconstruction...
Qui sont les meilleurs reconstructeurs à Manhattan?
Là, il découvre à côté de touts les "supermarchés" de luxe du piano, La Maison du Piano, une fratrie de hongrois qui tient l'enseigne la plus charismatique de la profession, qui répare des instruments historiques d'une valeur démente et vend des Steinway et des Fazioli.
Le grand frère hongrois rêve de faire quelque chose de sa grande salle blanche, tandis que Patrick rêve de retrouver à Manhattan, un lieu rempli de pianos où il pourrait organiser des sessions d'enregistrements et des concerts jazz et classique. C'est là que commence toute l'histoire.

Un an après, nous arrivons, mon papa et moi, visiter la Maison du Piano où Patrick a fait l'acoustique.


Comme ses premiers pas ont été faits avec mon père en la matière, il nous propose, dans une salle réussie 99%, de venir décider du dernier % : le plafond.
20 minutes de croquis et de discussion plus tard, le plafond est en route, nous partons visiter l'autre partie du studio, celle qu'il a reconstruite dans le Queens, à Sunnyside.



Sunnyside, c'est une banlieue rousse. Elle est composée de petites maisons mitoyennes en briques rouges qui se suivent en ligne.
Elles ont été bâties sur un ancien parc et la politique a été de conserver au maximum les arbres. On y croise encore plus d'écureuils que de chats et le tout procure un étrange sentiment d'équilibre.
Le studio est rouge bien-sûr, et il occupe toute le surface de rez de chaussée et du sous-sol.
Et par un système ingénieux d'isolation amovible, le petit hall d'entrée peut devenir une pièce supplémentaire, hermétique au son, pour l'enregistrement.
Il en va de même pour la petite cuisine.

Mais alors, qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans? J'y viens:
Déjà, je suis venue apprendre le métier de preneur de son. C'est pas rien!
Mais en plus, il se passe qu'entre la clientèle de haut vol de la Maison du piano et celle que Patrick s'est déjà constituée, nous évoluons dans les hautes sphères de la musique
(les pianistes du quatuor de Tokyo, de Bouriakhov etc...) et/où du délire de millionaire. Et qu'une petite paire de Klinger posée là comme par hasard trouverait sûrement preneur.
De plus, qu'est-ce qui se passe quand un superbe piano, accordé et harmonisé à la perfection entre dans une salle de concert beaucoup trop grande pour lui ou dans un appart top design tout en allu et en verre...? Pouf, la casserole!
Et le pauvre grand frère de devoir tirer sur les cordes pour faire briller bêtement un piano qu'il avait si délicatement préparé.
Alors qu'il suffirait d'un peu d'acoustique...
C'est là que nous en sommes...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

oyé oyé... non je n'ai jamais cru ou pensé que tu allais t'asphyxier à NY. sinon, bah c'est que tu as un gros probleme..! car NY n'est pas que times square..!
Bref tout ce que tu vies là bas me fait rêver. Si tu y restes plus longtemps, je te rejoins!!!!!!
zahra

berlinette a dit…

Marie Anne, tu me fais rêver...
Moi aussi j'ai envie de venir.
Au fait, j'ai un copain là-bas en ce moment: Hugo. Tu le connais peut-être via le forum de bjork (Hugo Babylone?). C'est un copain de Richard, Aurélie, Thomas, Dorothée etc.. Ce serait chouette que vous vous rencontriez. Il fait de la musique lui aussi. Il est très timide, très beau, très intéressant, un peu sauvage et c'est un garçon adorable. En plus il y a plus de chances qu'il ne fuit pas un rdv avec toi puisque tu es une fille (il est imprévisiblement timide quand il devine un rdv en peu galant... :). J e vais vous envoyez un message sur Facebook, et puis je vous laisse faire, d'accord?
bises neigeuses (il fait un grand hiver à NYC?)
Aurélia